Voyage.

15 Oct 2018

 

Cela fait plus de deux semaines que je suis arrivée en Australie, et je n’écris que maintenant.

 

Je n’avais pas envie de me mettre tout de suite devant l’ordinateur. Cela aurait pu être intéressant que de confier tous les sentiments et émotions qui défilaient en moi, mais je crois que j’avais surtout envie de profiter de l’instant, de prendre le temps de construire mes journées et d’aborder les événements qui se présentaient à moi. C’est surtout et avant tout mon aventure, je veux la vivre pleinement.

 

L’envol.

 

Je ne sais pas vraiment par où commencer.

 

Je me promenais l’autre jour le long de la Brisbane River, il faisait beau (ça c’était clairement avant, puisque ça fait une semaine qu’il pleut, mais j’y reviendrai plus tard…), le soleil faisait miroiter l’eau et les hauts buildings auxquels je ne suis guère [encore] habituée. Autour de moi, des joggeurs couraient le long de la rive, certains bronzaient sur la plage artificielle créée au beau milieu de la ville, appelée The Lagoon.

 

Je me sentais bien. Apaisée. Je ne pensais pas à grand-chose, j’étais seulement présente, là, en cet instant. Cela faisait bien longtemps que je ne m’étais pas sentie aussi bien, et que je n’avais plus eu conscience d’être – juste d’être

 

Il faudrait que je commence par le début, c’est-à-dire l’aéroport de Roissy. A mon grand étonnement, je n’étais pas stressée, seulement impatiente de commencer cette aventure que la vie m’a présentée. J’ai quitté ma grand-mère qui m’avait accompagnée avec un léger enthousiasme, parce que je quittais la France, et ça, c’était une idée plaisante.

 

La traversée du monde.

 

Le premier vol Paris-Dubaï s’est bien passé, j’ai pu découvrir les joies des long-courriers hors low-cost – quoi, on a une couverture ? Une télé ? J’ai même pu boire un verre de vin blanc mon pote !

 

Je regardais souvent par le hublot, pour voir les nuages flotter, danser en-dessous de nous, à la manière de montagnes duveteuses. Cette vue est incroyable, il semble impossible de pouvoir s’en passer. La nuit est vite tombée, Dubaï s’est dévoilée sous mes yeux, resplendissante, lumineuse, époustouflante, même ! Je n’ai guère eu le loisir de m’y attarder, car sitôt atterrie, j’ai tracé dans l’aéroport pour attraper mon prochain vol : 1h15 de pause, laissant seulement le temps approximatif de se dégourdir les jambes.

 

Dormir dans un avion, ce n’est clairement pas la folie, et j’aurais été bien mieux dans un hôtel 5*. Après avoir mangé quasiment la même chose que le midi dans le premier vol, j’ai tenté de dormir. Mais impossible d’aller au-delà de 3h de sommeil, malgré mon aptitude à m’endormir n’importe où et lorsque je le souhaite. On traverse le temps au-dessus des nuages, je peux comprendre que mon corps ne soit pas entièrement serein, et quelque peu déstabilisé.

 

On m’avait prévenu également que les membres, plus particulièrement les pieds, gonflaient, et effectivement – ce qui est, je vous l’accorde, si peu glamour, si j’avais enlevé mes chaussures, j’aurais été bien en mal de les remettre par la suite. Expérience très étrange, que je n’ai guère appréciée comme on pourrait apprécier un verre d’eau dans un désert. Mais laissons cela de côté.

 

J’ai eu un petit moment de réflexion – pas de doute, mais de questionnement, je l’avoue. Je commençais à me rendre compte de ce qu’il se passait : je partais à l’autre bout du monde, toute seule, sans avoir vraiment rien prévu… en étais-je capable ? allais-je me sentir seule ? voudrai-je rentrer avant 1 an ? vais-je trouver le temps long ? m’ennuyer ? … mais j’étais dans l’avion, alors autant aller jusqu’au bout, non ?

 

Malgré tout, et ce pour le voyage tout entier, tout est passé plutôt vite, ce qui est tout à fait paradoxal. Je suis arrivée à Singapour, pour mon escale de 12 h prévue. Première fois que je visite un pays asiatique : j’ai trouvé ça vraiment super. Première chose que j’ai faite en arrivant : visiter les toilettes. Rien de bien mirobolant, mais on sent quand même qu’on est… ailleurs. Du style… pas en France. Tout y est plus… propre… mais passons.

 

L’aéroport en lui-même est grandiose : c’est une ville à lui tout seul. Il y a des centaines de magasins, un étage entier réservé à la restaurant, il y a un SPA, un cinéma, une pisciiiiiiiine, des jardins floraux… j’ai testé : à pied, en empruntant les tapis roulants, on peut mettre jusqu’à 20 minutes pour accéder à un autre terminal !

 

Ce qui est très bien pensé, c’est le fait que – et c’est surement aussi pour cela qu’il s’agit d’un des meilleurs aéroports du monde, tout est tourné vers l’international. Pour les visiteurs en transit de plus de 5 heures, il est organisé une visite gratuite de la ville qui dure 2h, en bus. Je m’y suis donc inscrite : cela m’a permis d’avoir un très bon aperçu de cette ville-Etat, franchement c’était top ! Superbe ! J’ai même pu descendre au beau milieu pour prendre des photos du célèbre hôtel de luxe avec la piscine à débordement sur le toit en forme de bateau, et apercevoir au loin la fontaine en forme de poisson à tête de lion.

 

Par contre tout est bien contrôlé quant à qui entre sur le territoire : on a eu une sorte de passeport singapourien à remplir avec nombres de détails à fournir, qu’il fallait garder et qu’il fallait présenter à chaque fois qu’on voulait requérir à un service dans l’aéroport. Il était question d’une maladie qu’ils ne voulaient plus risquer de connaitre, il me semble…

En revanche, j’étais tellement épuisée (déjà !), je piquais du nez parfois… Mais très satisfaite de cette petite mise en bouche pour la suite de l’aventure !

 

Fin de la journée : j’ai pris mon dernier avion, de la compagnie Quantas, la compagnie aérienne australienne. Très franchement : bien moins bien qu’Emirates !!! Même le repas était moins bien, c’est pour dire…

 

Seconde nuit dans un avion, juste pour vérifier que je n’aimais pas trop. Cette fois je n’étais pas à côté du hublot, et j’ai évidemment raté un superbe levé de soleil, et des couleurs trop belles que j’ai entre-aperçu seulement… dommage, il va falloir que je voyage encore pour rattraper ça !

 

L’arrivée.

 

Et je suis arrivée à Brisbane. La ville m’attendait calmement : il était 6 heures du matin lorsque j’ai posé un pied sur le sol australien. J’avais réservé un taxi pour m’emmener à mon hostel, et au fur et à mesures que la voiture avançait vers la ville, cette dernière se découvrait à moi, dans une douce lumière matinale. Un peu de rose pâle parait le ciel à l’horizon, zébré par les fameux hauts buildings que je voyais pour la première fois.

Tout de suite, on sait qu’on est à l’autre bout du monde, ou en tout cas pas en Europe rien que par le style de construction des buildings !

 

Je vous en dirais davantage sur Brisbane plus tard – very soon !, ainsi que sur mes premières semaines en Australie.

Cheers !

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